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- L'école Informatique
L’Analyste Forensic (ou Expert en investigation numérique / Digital Forensics) est le « détective » de la cybersécurité. Son rôle est d’intervenir après ou pendant une attaque informatique (ransomware, fuite de données, compromission) pour collecter, préserver et analyser les traces numériques (logs, mémoire RAM, disques durs). Il retrace le parcours de l’attaquant, identifie la faille exploitée et produit des preuves juridiquement exploitables. Accessible après un cursus spécialisé en cybersécurité comme le Bachelor Cybersécurité Système Réseau (Bac+3) ou le Mastère Cybersécurité & Infrastructures Cloud (Bac+5) chez H3 Hitema, ce métier à forte valeur ajoutée s’exerce en entreprise, en cabinet de conseil, au sein d’un CERT ou pour les forces de l’ordre.
Lorsqu’une cyberattaque survient, l’urgence ne consiste pas seulement à bloquer la menace : il faut comprendre ce qui s’est passé, quelle faille a été exploitée, jusqu’où l’intrus s’est infiltré et quelles données ont été compromises. C’est tout l’enjeu de l’analyse forensic (ou Computer Forensics).
Complément indispensable du SOC (Security Operations Center) et des équipes de réponse aux incidents (IR), l’Analyste Digital Forensics allie une expertise technique de pointe sur les systèmes à une méthodologie rigoureuse garantissant la valeur légale des preuves.
Qu’est-ce que l’analyse forensic ? Quelles sont les missions et les compétences nécessaires ? Quel parcours d’études suivre en alternance pour devenir expert forensic chez H3 Hitema ? Découvre ce guide complet.
L’analyse forensic désigne l’ensemble des techniques scientifiques et méthodologiques visant à collecter, analyser et restituer des preuves numériques issues d’équipements informatiques (serveurs, postes de travail, téléphones, équipements réseau, environnements cloud).
Cette démarche repose sur des principes fondamentaux strictes :
Inviolabilité et chaîne de traçabilité (Chain of Custody) : toute preuve doit être extraite sans altérer le système d’origine. Les enquêteurs travaillent exclusivement sur des copies physiques (images disque bit-à-bit) et valident l’intégrité des fichiers grâce à des empreintes cryptographiques (hashes MD5/SHA256).
Analyse à chaud (Live Forensics) : extraction de la mémoire vive (RAM) sur un système en cours d’exécution afin de capturer des artefacts volatiles (processus malveillants masqués, clés de chiffrement, connexions réseau actives).
Analyse à froid (Post-Mortem Forensics) : analyse approfondie des supports de stockage éteints (artifacts Windows, journaux d’événements/logs, registres, systèmes de fichiers NTFS/EXT4).
Mémoire d’incident et valeur juridique : le rapport produit par l’analyste forensic doit pouvoir étayer un dépôt de plainte, une déclaration auprès de la CNIL ou servir lors d’un litige judiciaire.
Au sein d’une équipe de réponse aux incidents (DFIR – Digital Forensics and Incident Response) ou d’un cabinet d’audit, l’Analyste Forensic remplit plusieurs fonctions clés :
Prélèvement et scellé numérique : collecter les artéfacts volatils (RAM) et non-volatils (disques durs, journaux système, sauvegardes Cloud) dans le respect des règles de procédure judiciaire et des normes ISO (notamment ISO/IEC 27037).
Reverse engineering et rétro-ingénierie légère : décortiquer le comportement d’un programme malveillant (charge utile, scripts d’exécution) pour comprendre son mode opératoire (TTPs – Tactiques, Techniques et Procédures selon le référentiel MITRE ATT&CK).
Reconstitution de la chronologie (Timeline Analysis) : remonter le temps pour identifier le point d’entrée de l’attaquant (Patient Zero), la durée de persistance et les actions de mouvement latéral dans l’infrastucture.
Rédaction du rapport d’investigation : produire des conclusions techniques détaillées pour les équipes de remédiation, ainsi qu’une synthèse vulgarisée pour la Direction Générale et les autorités légales.
Ce métier à la frontière entre l’ingénierie informatique et l’enquête criminelle requiert un profil particulièrement rigoureux :
Infrastructures et Systèmes d’Exploitation : maîtrise avancée des rouages de Windows (Registres, Event Logs, MFT), Linux et macOS, ainsi que de l’architecture des réseaux TCP/IP.
Outillage d’investigation spécialisé : pratique des suites logiciels et outils de référence (Volatility, Autopsy, EnCase, FTK Imager, Wireshark, suite EZ Tools).
Connaissance des menaces (Threat Intelligence) : compréhension des mécanismes d’infection (ransomwares, infostealers, attaques Supply Chain) et de la matrice MITRE ATT&CK.
Capacité de rédaction et esprit d’analyse : savoir mener des investigations méthodiques sous pression et rédiger des rapports irréprochables d’un point de vue technique et légal.
| Critère | Détails |
| Niveau d’études requis | Bac+3 (Bachelor spécialisé) à Bac+5 (Mastère / Diplôme d’Ingénieur) |
| Structures qui recrutent | ESN & Cabinets de conseil en cybersécurité, CERT/CSIRT, Grands Groupes, Ministère de l’Intérieur / Armées |
| Salaire débutant (Junior / 0-2 ans) | 38 000 € à 45 000 € brut/an (soit ~2 400 € à 2 800 € net/mois) |
| Salaire confirmé / Senior | 50 000 € à 75 000 €+ brut/an |
| Évolutions de carrière | Lead Incident Responder, Manager de CERT/CSIRT, Expert judiciaire, Consultant Senior DFIR |
L’investigation numérique ne s’improvise pas : elle nécessite d’excellentes bases en systèmes, réseaux et sécurisation des infrastructures. H3 Hitema, grande école d’informatique et de cybersécurité basée à Paris (15ème), propose un cursus d’excellence dispensé 100 % en alternance.
BTS SIO (Option SISR – Systèmes et Réseaux) ou BTS CIEL : indispensables pour comprendre l’administration système (Windows/Linux), le routage, la commutation et l’architecture des réseaux informatiques.
Bachelor Cybersécurité Système Réseau (Bac+3) : un Titre certifié RNCP de Niveau 6 pour approfondir la sécurité des réseaux, la supervision (SIEM, Pare-feu), le scripting (Python, PowerShell) et l’analyse de vulnérabilités. Le cursus inclut des cas pratiques immersifs et des hackathons.
Mastère Cybersécurité & Infrastructures Cloud (Bac+5) : un Titre certifié RNCP de Niveau 7 (« Expert en ingénierie et cybersécurité des systèmes d’information ») pour maîtriser la gestion des risques (EBIOS RM, ISO 27001), l’architecture sécurisée Cloud/DevSecOps et la réponse opérationnelle aux incidents (analyse de logs, supervision SOC, gestion des crises cyber).
L’alternance chez H3 Hitema : En effectuant ta formation en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, tes frais de scolarité sont intégralement pris en charge par l’entreprise d’accueil et tu perçois un salaire mensuel tout en développant une expérience terrain hautement valorisée sur le marché.
Prends rendez-vous avec l’équipe pédagogique d’H3 Hitema et bénéficie d’un accompagnement sur-mesure pour décrocher ton alternance.
Le Pentester (hackeur éthique) adopte une approche défensive-offensive préalable : il teste la résistance d’un système en tentant de s’y infiltrer avant les attaquants. L’Analyste Forensic intervient principalement après ou pendant une attaque avérée (post-incident) pour comprendre le comportement des pirates et fournir des preuves.
Voir la fiche métier Pentester >
Il n’est pas nécessaire d’être développeur senior, mais la maîtrise de langages de scripting comme Python ou PowerShell est primordiale pour automatiser la collecte d’artefacts et traiter rapidement de très grands volumes de données (fichiers de logs).
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H3 Hitema organise une semaine de l'entrepreneuriat, un exercice bénéfique pour s'initier à la création d'entreprise, qui allie esprit d'équipe, rigueur et créativité.
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